Le cadenas

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Elles sont de plus en plus rares, les portes ouvertes dans les villages andins du Venezuela. Et ils sont de plus en plus fréquents, les cadenas qui les condamnent.

C’est que les habitants de ces lieux oubliés (ici à Mucuquí, hameau minuscule situé à deux heures de piste de la dernière route asphaltée) ont presque tous le désir d’aller tenter leur chance et continuer leur vie ailleurs : à Mérida, la ville la plus proche, ou à Caracas-Valencia- Maracay, au centre du pays. Les lumières de la ville restent fortes pour ceux qui n’ont pas ou peu d’électricité.

Ce qui les attend au bout du chemin, c’est souvent la vie dans un barrio (bidonville) : proche de la ville, certes, mais dans la violence, la promiscuité. Avec, cependant, à portée de main, le téléphone, la télévision, les petits boulots –légaux ou illégaux– qui permettent de rêver à un futur meilleur.

Est-ce pire, est-ce mieux? Certains s’enfoncent, d’autres se dépassent. Quelques-uns aussi, les moins nombreux, reviennent un jour rouvrir le cadenas de leur maison du village.

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