Grand mais fragile

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Il n’en reste plus que 250 à 1500 dans le monde, selon les estimations. En voici un. C’est le crocodile de l’Orénoque (Crocodylus intermedius), une espèce en danger critique d’extinction, d’après la classification de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). On ne le trouve qu’en Colombie, dans le bassin de la rivière Meta (une cinquantaine d’exemplaires), au Venezuela dans le bassin de l’Orénoque et ses affluents (plusieurs centaines) et dans quelques zoos (dont le World Aquarium de Dallas qui en possède 35).

C’est la plus grande espèce du genre Crocodylus. Il peut atteindre 5 mètres de long et peser 380 kg. Paradoxalement, il est relativement fragile : dans l’année qui suit leur naissance, les jeunes crocodiles de l’Orénoque sont souvent la proie de prédateurs carnivores, comme les caïmans à lunettes, les lézards tupinambis ou tégus, les anacondas ou les urubus noirs. Mais c’est surtout la surchasse, dans les années 1940 à 1960, qui a eu des effets dévastateurs sur la survie de l’espèce. Le crocodile de l’Orénoque n’a reçu un statut de protection que dans les années 1970.

J’ai pris cette photo dans les Llanos du Venezuela et plus précisément au Hato El Cedral, une grande propriété de 53.000 hectares transformée en réserve faunique et ouverte au tourisme.

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