Du blé pour les Caraïbes

Moulin à blé

Les paramos de Mérida, dans les Andes vénézuéliennes, furent pendant longtemps le grenier à blé des Indes occidentales, les actuelles Caraïbes. Les colonisateurs espagnols avaient trouvé dans cette région, entre 2000 et 3500 mètres d’altitude, un climat équivalent à celui des plateaux de Castille et d’Estrémadure, propice à la culture du blé, base de leur alimentation.

Depuis les Andes, la céréale était exportée vers les possessions espagnoles des Grandes Antilles (Cuba et Saint-Domingue en particulier) dont le climat tropical ne permettait pas de la cultiver. À dos de mulet, le précieux blé traversait alors la cordillère pour atteindre le lac de Maracaibo, où il était embarqué sur des navires en partance pour les îles.

De cette époque, il subsiste de beaux restes dans les Andes du Venezuela : on y cultive toujours le blé, bien qu’en très petite quantité (l’érosion des sols a eu raison de beaucoup de zones arables). Les arepas, petites galettes qui font office de pain quotidien, y sont toujours faites de blé et non de maïs, comme dans le reste du pays. Et quelques moulins traditionnels, mus par la force de l’eau, restent en activité. C’est le cas de celui représenté ci-dessus.

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