Andes sauvages

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Nous ne sommes qu’à quelques kilomètres, à vol d’oiseau, du vert pâturage affiché hier. Mais déjà le bucolique a fait place à l’inquiétant. Les Andes sont là, sauvages, qui se laissent difficilement pénétrer.

Seules la construction d’un barrage et l’inondation provoquée d’une vallée, celle du río Caparo, ont permis d’accéder à ce canyon recouvert d’une forêt encore vierge. C’est le paradis des singes araguatos [singe hurleur roux, Alouatta seniculus] que nous avons surpris, en bande d’une trentaine, en train de gravir la paroi.

Le parc national Tapo Caparo (139.000 hectares) protège depuis 1993 cette zone unique du piémont andin, dont l’extrême biodiversité est encore peu étudiée. On y trouve notamment deux espèces en danger : l’ours à lunettes (Tremarctos ornatus), le seul ursidé d’Amérique du Sud, et le hocco à pierre (Pauxi pauxi), un gros oiseau terrestre, endémique des Andes vénézuéliennes et colombiennes, dont il ne reste que 1000 à 2500 exemplaires, selon les estimations.

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