Grandeur, décadence, ruine…

Hato Yopal Viejo (Elorza, Venezuela)

Le hato Yopal Viejo, à quelques lieues d’Elorza, dans les llanos d’Apure. Un hato, dans le parler local, c’est une hacienda, une grande propriété de plusieurs milliers ou dizaines de milliers d’hectares.

La demeure principale est impressionnante : un immense corridor extérieur soutenu par de très hautes colonnes, une suite de pièces dont le plafond culmine à quatre mètres et un étage pour couronner le tout.

Et pourtant, partout on sent l’abandon : les riches propriétaires ne sont plus là depuis belle lurette, leurs descendants préfèrent la vie urbaine à la dure ruralité du lieu (on y accède uniquement par le río Arauca durant la saison des pluies, plus de six mois par an),  les terres ont été divisées et vendues, les peones (ouvriers agricoles) sont partis tenter leur chance ailleurs.

Nulle part comme dans ce llano situé aux confins du pays on ne sent la décadence d’un mode de vie et sa substitution par… Par quoi au juste? Par la ruine?

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2 Comments

  1. Tu viens de le dire…par la ruine…représentée par la mauvaise politique agricole dans notre pays. Les « haciendas » ont été arrachées à leurs propriétaires. Le propriétaire avait un groupe des personnes qui travaillent pour lui et qui avaient un salaire régulier. Le gouvernement a exproprié ces propriétés et la terre a été divisée entre les anciens travailleurs. Mais ceux qui ont réalise l’expropriation ont oublié que pour exploiter une ferme il faut avoir de l’argent pour acheter les grains, les machines, payer l’électricité, nourrir les animaux, connaître sur l’administration de une ferme etc. etc. On donne les terres mais non l’argent pour les exploiter. L’exode commence, on quitte les lieux puisque le travail n’est plus là….la ruine s’installe.

    1. Jessica, ta réaction est une interprétation de la situation actuelle, qui est tout de même un peu plus complexe que ce que tu présentes.
      La ruine de la photo est bien antérieure aux nationalisations des haciendas que nous connaissons actuellement. Car tout n’était pas rose non plus avant. L’abandon des zones rurales est une réalité depuis plus de 50 ans.

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