Sombre cuisine

Dans la cuisine

Elles sont généralement sombres. Un foyer à bois, le plus souvent sans cheminée, en constitue toujours le centre. Les ouvertures, dans le toit et dans les murs, servent tout simplement à laisser s’échapper la fumée.

Au cours de mes pérégrinations dans les zones rurales du Venezuela, j’ai eu l’occasion de connaître des dizaines de cuisines. Rudimentaires et peu accueillantes au premier abord, elles sont aussi un lieu de vie intense. Chargées jusque dans les derniers recoins d’objets en tous genres, elles constituent, ici comme ailleurs, le centre vital de la maison.

Elles sont le domaine quasi-exclusif de la femme, l’homme n’y pénètre que pour… manger ! Et il mange le plus souvent seul, tandis que la femme le sert en silence. Elle-même ne mangera que plus tard.

Le tableau ne réjouira pas les féministes. Il fait pourtant partie d’une mécanique bien huilée, que rien ne semble pouvoir changer.

Car le temps, dans le Venezuela profond, est autre : il n’avance pas vers le futur, mais tourne indéfectiblement en rond.

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One Comment

  1. « Car le temps, dans le Venezuela profond, est autre : il n’avance pas vers le futur, mais tourne indéfectiblement en rond. »
    j’aime cette phrase!
    vrai comme la vie même!

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