La route qui ne mène nulle part

La route qui sort de nulle part

On dirait qu’elle ne va nulle part. Erreur de perception ! La route s’engouffre dans la forêt, disparaissant totalement de la vue, mais conduit bel et bien quelque part : à Aricagua, l’un des villages les plus reculés des Andes du Venezuela.

Étonnante césure entre l’épaisse forêt de nuage et la savane presque sèche. C’est qu’on se trouve exactement au point de rencontre de deux courants : l’un venu du nord, tel un foehn qui assèche tout sur son passage, l’autre venu du sud, des Llanos, chargé d’humidité.

L’endroit est aussi la ligne de division entre deux grands bassins versants : au nord, les eaux se dirigent vers le lac de Maracaibo et la mer des Caraïbes, au sud, elles rejoignent l’Orénoque et se versent dans l’océan Atlantique.

C’est donc ni plus ni moins qu’un cours de géographie physique qui se déroule sous vos yeux.

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